Mes romans Caroline Bordczyk

13 juin 2023

LA PETITE MUSIQUE

Classé dans : Ecrits divers et diffus,Jet d'écrits — eructeuse @ 7 h 28 min

Elle était l’ombre de sa réalité, sa sonorité en écharpe comme pour une aile cassée… tant d’année de sécheresse que son œil s’était vidé de sa pleurosité… Elle avait l’ombre de son amour, émietté jour après jour, l’allégresse combative, en peau de chagrin… La peau rude, rugueuse, craquelée, tachetée, la voix en sourdine, l’oreille éteinte, la vieillesse installée, la tristesse en fond de pension. Où étaient passées toutes ses joies, ses larmes d’antan, dans les oubliettes du temps…

Texte écrit le 16/06/23

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LE PETIT POIS

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 7 h 04 min

Texte écrit en septembre 2013

Dans le monde merveilleux d’Utopie, le grand hôpital de la vie, rue de la confrérie, la mort ne dîne ni ne dort dans ses boyaux, car ici, dame maladie y est bannie.

Telle pourrait être aussi l’autre devise du village commercial à son entrée qui vente les dernières découvertes laborantines sur son écran géant : « Cher client, à chaque contrariété, la pilule est adaptée, souriez, l’avenir est à porté de chaque bourse… Ici aussi, la discrimination sociale est vaincue, point de souci »

« A coups d’écus, ajoute Sophie, arpentant depuis belle lurette, les couloirs de la Fratrie, belle appellation, sourit-elle, en ajoutant, nous sommes tous égaux dans la courtoisie… ».

Sophie c’était la folle, celle qui vivait avec sa fiole, celle qui passait riait, par ci par là, celle qui n’avait rien, juste de la souffrance… « Bah quelques caillots de sang, quelques douleurs dans le calbot, quelques repères sans père ni mère, quelques pertes de vocabulaire, le langage ce n’est pas une affaire, ne fait pas de moi une malade, ô pardon, une cliente à part entière, juste imaginaire » se moqua-t-elle… Puis elle tomba de son vélo, non imaginaire celui-là, se cassa le pied et le menton, le nez et les rayons de son illumination quand il lui annoncèrent une sale affaire qui lui débordait les sinus pour lui envahir cervelle et fierté rebelle qu’ils voulurent lui arracher d’elle. Mais elle se cabra, revendiqua sa présence et fixa la sienne de déchéance, face aux six mois de la leur, et partit porter plainte contre celle qu’on lui fit, de refuser sa lobotomisation…en haut lieux, ne pensant pas un seul instant qu’on entende mieux en hauteur, les douleurs des petits d’un monde toujours bas…Le greffier nota : plainte contre la connerie… en osant les épaules…

Depuis sept ans, Sophie cultivait, patiente, auprès de sa maladie qu’elle savait présente, un petit pois qu’elle bichonnait jour après jour, on ne vit bien qu’accompagnée… Puis vint le jour de sa convocation, son ô raison funèbre…

Elle mit sous sa cape de velours bleu, une longue robe couleur de ses yeux ciel puis ses souliers vermeils, sortie sa brouette repeinte en vert bouteille et descendit le chemin vers le palais de sa juste cause… Elle refusa de quitter sa brouette et se présenta ainsi, partiale, au juge qui n’entendait mot de la plainte de cette malade…avec son gros petit pois qui symbolisait dit-elle, la taille symbolique de sa tumeur, mais aussi la taille de la connerie humaine dans le cerveau de quelques mandarins, de vrais sceptiques mais pas question fric.

Pauvre pauvre petite bonne femme qui voulait juste montrer le poids de la connerie d’un système qui voit dans la chaire, une clientèle…

« Mon petit pois à la grosseur de ma folie et de votre connerie et si je suis une cliente, le mandarin est un commerçant,et ce n’est pas ainsi que je l’entends, ma maladie m’appartient, je repars avec, vous l’avez niée si longtemps, me désignant la folle, alors que je vous la disais si présente, et vous voudriez aujourd’hui que je vous la livre sans mot dire ? Je vous laisse à vos charcuteries, j’ai une vie à finir et certainement pas aux creux de vos bistouris, j’ai encore des rires à vivre… »

Elle fut condamna pour injure et parjure mais put finir ses quelques mois de vie comme elle avait choisi. Elle était heureuse d’avoir fait ce qu’elle estimait impérial à savoir, aller au bout de ce qu’elle pensait, dire ce que son cœur encore libre de tumeur, mais plein de cette bonne humeur qui ne la rendait si différente, que son petit pois avait le poids de ses convictions… et qu’elle partirait avec raison.

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AVEZ-VOUS DE QUOI ECRIRE

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 6 h 57 min

Un cerveau qui pense, panse, se lamente, expie, exprime ses fautes, module, adule ses modèles, avez vous de quoi écrire, le cœur en encrier, à la criée, sans décrier la raison… tout en conviction.

ECRIRE

17 février 2023

Genrée…

Classé dans : Ecrits divers et diffus,Information — eructeuse @ 7 h 00 min

- Alors elle a quel genre ta plume ?

– Hé bien mon cher curieux bienvenu cher moi. J’ai planté mes décors de ci delà, dans du sociétal où quelques fois la politique filtrait un tantinet ou il explosait carrément comme mon roman d’anticipation : LE COMMERCE DES MOTS, ainsi que mon conte politique : Crime de lèse-majesté et vous trouvez ça drôle ? comme mon livre sur le patriarcat : Brame au-dessus d’un nid de cocottes ! Quant à mon journal de bord : Irrévéren…chieuse ! C’est grave docteur ? Il est autobiographique et la politique y est forcément présente puisque j’y narre mes années de militantisme fort prononcé ! De l’amour, de l’amitié dans mes romans avec BOUQUET DE FEMMES mon polar, Le roman de sa vie « une infusion de T ? », La famille Noël… on naît… on est ce qu’on fait, Sur l’horloge du temps l’éternité n’a pas d’heure et sa petite sœur, le livre aux cinq nouvelles: L’Alarme au Cœur où l’amour transpire à fleurs de page ! Dans tous ces décors, place est donnée à la fantasy avec : Adouceline, l’ogresse enchanteresse, L’ÉTERNELLE… N’oublions un recueil de textes : Allô la Bougresse quelles nouvelles ? Avec en première de couverture votre dévouée, photographie tirée de la presse nationale de la FSU… Sans oublier deux contes tendres : Mémé Gâteau et la planète orange, une histoire inventée que j’ai narrée de longues années et AU PAYS DES RIGOLETTÔTS… Si je parle de l’humour Bordczykien, c’est qu’il est bien présent dans mes romans, il est même jouissif a écrit dans Politis monsieur Langlois (courrier des lecteurs)… Il y est assurément dans le roman : Le petit livre rose de madame de Rotchize. Tout ça pour dire, du genre en veux-tu en voilà ! Hier soir j’ai envoyé les PDF de mon roman fantasy : L’Île aux Incantations… Bientôt donc disponible !

– Heureux et instruit curieux ?

– Assommé oui ! On arrose ça ?

31 décembre 2021

Chers lecteurs et chères lectrices

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 17 h 23 min

de passage sur mes mots, il convient de souhaiter que la fête soit avec vous en ce moment si particulier vers une nouvelle année !

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COMMUNE

Classé dans : Année 2021,Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 12 h 24 min

Comme vous comme tous je suis bâtie de chair et de sang, comme vous comme tous, je respire, je souris, je pense et pourtant comme vous comme tous je suis unique…. Nous allons quitter cette année et chacun passera le seuil de la nouvelle à sa façon… De la diversité dans l’unicité… Les fêtes de fin d’année sont souvent magiques, la nostalgie peut y trouver sa place… les souvenirs forcément, quand des parents, des êtres aimés sont absents… Les récits de mes parents coulent dans mes veines, s’ils s’effacent au fil du temps, mon sang est imprégné de mon amour pour eux… leur amour y est présent… La magie c’est l’amour, l’amour multiple qui tambourine dans mon cœur encore ensoleillé par la vie qu’ils m’ont offerte, cette vie transmise… L’amour ce bien commun inscrit au patrimoine de notre universalité… Nous cheminons vers une nouvelle année, commun commune, que votre chemin soit dans la magie de l’amour, c’est d’un commun de souhaiter un heureux passage vers le nouveau demain mais c’est si humain… alors que la fête soit avec vous… Et vive l’amour ! Bonne nouvelle année, commune…

Texte écrit le 30 12 21

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15 juillet 2021

Mignon viens donc que je te coupe ta rose !

Classé dans : Ecrits divers et diffus,Mes dessins, créations... — eructeuse @ 7 h 56 min

Mignon viens donc que je te coupe ta rose !

 

« Miroir mon laid miroir dis-moi qui est la plus vilaine ?

- Ô ma détestable majesté vous êtes bien dépassée ?

- Vraiment ?

- Par les temps qui marchent des meutes sont à l’œuvre.

- Qu’est-ce donc que ces plus vilaines que moi et leur mode d’exécution ?

- Des dames qui prônent la non-mixité, ce mode si patriarcal, avec un désir profond de castration… verbal, transcendantal… sans compter qu’un jour…

Elle le coupe !

- Ah ah pas mal ! Mais moi, LA REINE, ne dirais plus qu’on lui coupe la tête mais qu’on lui coupe la bite !

- Bravo vous repassez en tête ! Mais attendez-vous à être copiée !

- Je l’espère !

Et là haut dans les hautes sphères de la régression et de l’obscurantisme, le grand manipulateur dit à la reine : « Votre dévotion à mon service est récompensée ! Que le black friday soit pour vous tous les jours ! »

Et le sol se recouvre de diamant !

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3 décembre 2019

12 juillet 2021

AH RESPIRER LE CUL DES ÉLITES

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 12 h 12 min

AH RESPIRER LE CUL DES ÉLITES

 

Ah la bonne odeur de la dominance

à en boire le petit lait de la messe du dimanche

même dans les habits de l’incroyance

communier dans leur paraître

se glisser à leur table pour quelques miettes

au dîner de tous les premiers mercredis de chaque mois

comme au bon temps des rencontres notables 

un coup chez le maire un coup chez le notaire 

où les élites parlent de ce qui les démange

ah la bonne pitance 

à s’en repeindre les latrines

tendre tendre les yeux vers leur lumière lécher des yeux leur suffisance 

s’éblouir de leur ventripotence 

ah être du clan des suffisants 

pratiquer la belle-pensance 

accéder à leur saint Graal

la finance quel régal

la gale c’est les autres 

et offrir son cul en signature 

se lier au bas du parchemin 

ah le beau destin 

ah respirer le cul des élus 

la merde n’a pas d’odeur chez les vainqueurs

 

Texte écrit le 21 avril 2013

 

La soupe à l’oignon

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 01 min

Astralle, la voisine et l’amie de Confetti, la limace malicieuse, lui rend visite affolée et lui dit : «  Gare à tes fesses, ma biche, voilà ce que le maître des astres a communiqué dans sa boule de cristal ce matin sur ton signe zodiacal pour ta semaine à venir :  Dans le travail, il y aura bien encore des hostilités et des jalousies dans l’ombre. Vous devrez en tenir compte au lieu de vous réfugier dans une vision des choses peu réaliste. Ne sous-estimez pas vos opposants, prenez les mesures qui vous protégeront ou qui vous mettront hors d’atteinte des attaques perfides. »* !

« Ciel ciel ! Allons, allons ma bonne amie ! Pourquoi veux-tu que moi, limace baveuse ferait plus envie que pitié ? Mais qui voudrait se mettre à ma portée, petite raseuse d’herbe fraîche le nez dans la rosée, et le crottin de mon cher amour et bouc Augustin  ! ? »

Monsieur escargot qui a tout entendu dit alors : «  Allez les filles je vous invite à manger à la maison et faisons fi des ragots et autres suppositions des leçons de choses astrononlogiques ! Que chacun s’occupe de sa soupe et de les oignons seront bien épluchés ! La mienne de soupe sera, je vous le prédis, bonne à en lécher la soupière ! Ma baveuse chérie, t’as pas fini de baver et c’est pas une prédiction ! »

Il va s’en dire que la soupe a l’oignon c’est vraiment très bon !

* vu lu tout cru sérieux ? sérieux ! (PTDR)

25-08-2015

10 juillet 2021

ALLÔ DOCTEUR

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 6 h 39 min

Depuis quelques temps, j’éternue tout le temps, dans la rue, au cinéma, au travail, bref j’ai un rhume qui ne passe pas.

- Je vais vous envoyer faire quelques tests, je pense plus à une allergie…

Quatre mois plus tard, la malade revint, les yeux rouges, le nez complètement pelé… avec les résultats des tests, rien n’indiquait d’allergie…

La dame sortit de chez son médecin sans traitement puisque rien n’indiquait de maladie… Son mari ne supportant plus ses nuits sans sommeil, décida de prendre les grands moyens et partit avec sa dame à Lourdes…

On a les espoirs qu’on peut, son mari étant de confession catholique…

La pauvre femme après avoir vu la grotte de près et bu le breuvage miraculeux tomba dans le coma…

Le mystère s’épaissit et l’état général de la dame se gâta…

Mystère et boule de cristal, l’époux décida de faire appel à un marabout qui vint chez lui, la dame étant revenue dans sa maison et qui demandait une somme conséquente…

S’ensuivit un guérisseur, un magnétiseur, une masseuse aux bains de boue miraculeuse ( terre ramenée directement de Jérusalem) rien n’y fit, la dame poursuivait sa descente dans une absence plus qu’inquiétante…

- Allô docteur, ma femme est au plus mal, pouvez vous passer?

- Allô je suis son remplaçant, j’arrive…

L’époux contrarié n’eut point le temps de s’opposer au remplaçant de son médecin de famille, et attendit le nouvel arrivant bien décidé à avoir un médicament !

- En plus c’est une femme se dit-il mécontent, un brin misogyne, enfin le montant autorisé par sa religion ancestrale, en voyant ce docteur sortir d’une  voiture des plus banales, psss…

Elle lui demanda de lui raconter ce qui était arrivé à sa femme, puis partit examiner la malade et décida  de l’hospitaliser sur le champs, le mari accepta si c’était à la clinique sainte Cécile. 

Le médecin lui conseilla une maison de repos qu’elle connaissait bien et après quelques échanges francs et toniques, l’époux se rangea à l’avis du médecin.

- Mais elle ne fait que ça se reposer c’est moi qui fait tout…

- Allons monsieur Cédillont, vous en profiterez pour vous reposer…Ce n’est l’histoire que de quelques semaines…

Depuis six mois qu’il faisait tout dans la maison, il trouvait qu’elle se moquait…

Ainsi donc madame Cédillont partit dans un lieu calme sain loin de tous bruits de toute télé dans un cadre magnifique qui la fit sortir instantanément de son coma, où seul le craquement du glacier la faisait rêver…sorte de monastère mais sans le poids lourd de la religion où elle put trouver un chemin vers ce qui la dévorait de l’intérieur…Son corps reprenait vie, il faut dire que le chef cuistot un beau brun aux épaules larges, lui remontait le moral …rien qu’en le regardant…lui et son fondant, c’est certain, il avait du talent !

Madame Cédillont revint chez elle, transformée, comme son intérieur qui ressemblait à une étable sauf que dans le lit, ce n’était point le petit Jésus qui y dormait avec sa voisine…Le mari surpris du retour de sa femme poussa sa bonne amie parterre en lui disant de se taire…

- J’t fais un café ma chérie ?

- Que ce passe-t-il ici?  Tu n’as plus de produit d’entretien? Tu fais grève du rangement?

- Non non, si si j’allais m’y mettre.

- Tu dors nu maintenant?

- Alors ta maladie ?

Madame Cédillont ne répondit pas tout de suite et rentra dans la chambre et fut saisie par l’odeur de festivités extra conjugales qui s’y dégageait.

- Je suis venue chercher mes affaires, je te quitte désolée, dit-elle en shootant dans la petite culotte de sa voisine qu’elle connaissait bien pour l’avoir eu sous son nez sur le fil à linge de son jardin qu’on apercevait de sa chambre à coucher.

- C’est grave ? Tu repars à l’hôpital ?

- Oui c’est grave, oui je repars.

- Qu’est-ce que tu as ?

- Je souffre d’agoraphosbite, doublée de religionphobie c’est dire si c’est grave, adieu !

Et elle claqua la porte sans prendre un habit.

Moralité : la bite ne fait pas le moine et la voiture, le médecin !

17 juillet 2013

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