Texte de mai 2013, dans mon livre : « Allô La Bougresse, quelles nouvelles ? » publié en 2014.
Outrance et ruminance
Il sait tout, cause de tout, juge de tout,
il la ramène sur tout
il corrige tout
il aboie sur tout
il jalouse tout il sourit de mépris
il se lève le matin jamais serein, avec son petit, si petit despotisme de petit cabot de salon, prêt à en découdre, prêt à prendre du galon. Le fanatisme hisse sa voile dans la tourmente d’une toute puissance. Il sera prêt ailleurs et surtout ici !
Il la joue finement, il a une haute estime de lui, il se fait même son propre public sur le fil de ses écrits, mais il râle tout le temps contre autrui. Le masque tiendra encore quelques moments.
En temps de crise sa tolérance frise le rance,
il a la haine au fond de lui,
il la rumine en permanence,
ne pleure jamais sur lui en public, méfiance.
Il sait tout de lui, il sait tout sur les autres mais surtout il sait tout pour les autres.
Il passe sa vie à se comparer aux autres, l’enfer ce n’est jamais lui.
Dans le bruit et la fureur de sa morbidité, il dénonce et poste ses écrits.
Dans l’austérité de la paix, il est calomnie, pas besoin de chercher où se cacherait sa noblesse patriotique, si la guerre frappait à sa porte, il le dit lui-même : « tous dans des camps », ajouterait : « le trop plein », non ce n’est pas une excuse, la guerre est déjà inscrite sur son front.
Et le temps passe passe et passe son âge perdu dans ses déconvenues.
Triste est la vie de celui qui ne partage que son avis, la délation a pignon sur son opinion.
Texte écrit entre autres choses suite au fait que la CAF ait reçu plus de 3000 lettres de dénonciation anonyme et ce ne fut pas le seul service à en recevoir !
Ah service et vice !

Disponible à anelabougresse@orange.fr